Les îles Scilly : un havre pour les oiseaux migrateurs.

Les îles Scilly : un havre pour les oiseaux migrateurs.

 

Philippe Delacrétaz, naturaliste, anc. prof. de science au gymnase.

Les îles Scilly ou Sorlingues en français forment un archipel d’une cinquantaine d’îles principalement inhabitées. Seules cinq îles sont habitées dont St Mary’s, la plus grande, héberge plus des deux tiers des 2200 habitants. L’archipel est situé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de l’extrême pointe de la Cornouailles, position qui lui vaut son attrait pour les oiseaux.

En effet les oiseaux migrateurs descendant du nord vers le sud-ouest en automne y aboutissent par un phénomène d’entonnoir : l’effet de pointe de la Cornouailles et plus encore les îles Scilly, dernière terre avant de traverser sur la Bretagne ou directement la Galicie, concentre les oiseaux et leur offre une dernière possibilité de parfaire leurs réserves avant cette grande traversée.

Au printemps, à l’inverse, c’est la première terre où trouver refuge après une longue traversée.

L’endroit a donc quelque chose de magique et tout ornithologue rêve d’y aller au moins une fois dans sa vie !

En plus d’être une étape pour les oiseaux en migration, ces îles agissent un peu comme un aimant pour les oiseaux égarés, quelque soit leur provenance : l’archipel a conquis la réputation d’être le lieu d’Europe accueillant le plus de raretés, ce qui attire presque autant d’observateurs que d’oiseaux !

L’île de Tresco particulièrement offre aux oiseaux une grande variété de milieux comme les jardins subtropicaux de l’abbaye fondée en 964 ! C’est grâce au courant chaud du Gulf Stream que ces îles jouissent d’un climat permettant à ce genre de végétaux de s’épanouir. Deux lacs avec une végétation palustre offre aussi un refuge aux espèces plus aquatiques.

Il ne faut cependant pas oublier les oiseaux marins comme le fulmar, guillemot de Troïl, le petit pingouin, le puffin des Anglais, le macareux ou l’océanite tempête qui nichent sur les plus petites îles. Depuis 2016, les deux petites îles St Agnes et Gugh reliées à marée basse par une langue de sable ont été dératisées et les effectifs des oiseaux nicheurs sont en augmentation.

Tout un paradis à visiter et protéger !

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