Science et voile avec Gaia: le concept

Science et voile avec Gaia: le concept

Science et voile avec Gaia

Un voyage s’enrichit considérablement si les observations et réflexions qu’il suscite sont partagées hors du cercle restreint des participants. Un voyage est une occasion de rencontre avec de multiples aspects de la nature. Un voyage est donc une opportunité précieuse pour nourrir la curiosité scientifique -au sens le plus large du terme-  de larges cercles de jeunes et moins jeunes. Ce partage est le sens du projet science et voile avec Gaia qui enrichira un long voyage à voile sur plusieurs des  mers de la planète.

Le sens du projet

Gaia, un Amel 50 battant pavillon suisse conduit par Barbara et Thierry Courvoisier, partira de France pour un voyage par étape de quelques mois par année sur les océans de la planète. La première étape mènera Gaia de France vers Terre Neuve en passant par l’Angleterre, l’Ecosse, les îles Feroë, l’Islande et le Groenland.[1] Cette étape débutera en mars 2020 pour s’achever en septembre de cette année. La deuxième étape devrait mener de Terre Neuve à Panama, elle devrait débuter au printemps 2021. La suite est très ouverte, une descente vers la Patagonie est une possibilité, une autre serait une remontée vers le Canada et l’Alaska.

Un voyage de cette nature fera rencontrer à son équipage une nature riche et variée.  Les régions rencontrées vont de l’Europe aux Amériques, et peut-être au delà, et des régions polaires à l’équateur. Il sera possible d’observer le ciel de différents endroits du globe, d’en déduire les bases de la navigation astronomique, donc de la navigation en général. Il sera aussi possible d’utiliser ces observations pour décrire la nature d’objets cosmiques. L’équipage sera confronté à une variété de phénomènes météorologiques qui pourront être utilisés pour comprendre l’évolution du temps sous différentes latitudes et, peut-être aussi, de réfléchir sur l’évolution du climat. Les régions traversées montrent des paysages terrestres et marins très différents les uns des autres, paysages dont la nature a été façonnée par la géologie, mais aussi par la botanique et la zoologie. La relation entre ce qui est vu et l’histoire naturelle d’une région ou d’une mer pourra être explicitée.  La faune marine et aviaire est importante, la géographie humaine  et l’histoire variées. Autant de domaines de savoir qui peuvent être partagé bien au delà  du cercle des membres de l’équipage.

Il semble qu’il y ait dans la richesse des observations qui seront faites du bord, mais d’autres certainement aussi, matière à partager la beauté du monde et le savoir acquis au fil des siècles et des décennies avec un public large. C’est le but du projet  Science et voile avec Gaia .

Partager la science est un acte qui dépasse la stricte rationalité, dans lequel les aspects émotionnels ne peuvent être négligés ; quand bien même le message est lui rationnel, fait d’observations, d’expériences peut-être, et de déductions logiques. Un voyage maritime mené pour l’essentiel par un couple semble être un excellent support pour permettre le partage de la connaissance liée aux divers éléments rencontrés avec un public jeune ou moins jeune. Le bateau et le voyage, les difficultés que ce mode de transport fait rencontrer donnent à la découverte un côté pratique et humain qui peut servir de fil conducteur à la démarche.

L’implémentation du projet

Thierry et Barbara Courvoisier ne disposent que d’une petite  fraction des connaissances relatives aux éléments rencontrés. Il est donc prévu d’associer quelques scientifiques, femmes et hommes de connaissance, dans différents domaines pour enrichir la palette des savoirs disponibles.

Toutes ces personnes seront appelées à contribuer leur savoir dans l’élaboration d’un certain nombre de produits écrits, parlés, filmés ou dits. Elaborer de tels produits demande non seulement une bonne maîtrise du domaine scientifique, mais encore une compréhension des publics visés et l’adaptation des savoirs à ces publics. Il est donc prévu d’associer au projet quelques personnalités capables de donner corps aux éléments de savoir disponibles pour les rendre intelligibles et attrayants. Les réseaux de chacun, en particulier ceux des personnes proches de la communication, devraient permettre une diffusion adéquate des produits générés.

Pratiquement il est proposé que quelques scientifiques ou personnes de communication puissent embarquer pour des périodes à bord de Gaia, mais aussi que des contenus puissent être élaborés à terre à partir d’observations ou de remarques de l’équipage. Il est ensuite prévu que la mise en forme des produits résulte du travail des participants à bord ou à terre. Les produits envisagés sont des articles, par exemple pour Campus Juniors, des éléments d’exposition, du matériel didactique pour des écoles, des vidéos ou encore des contributions à des émissions radio ou TV. Cette liste est loin d’être exhaustive.

Produits

Il est prévu de produire

-Une exposition à l’Espace des inventions

-du matériel à destination de classes d’école ou de camps MJSR

-de contribuer à des travaux de maturité et/ou d’autres projets de ce type

-des contributions à des émissions radio

-des vidéos

En principe ces produits seront élaborés par les organisations qui les diffusent à partir de matériel écrit ou oral fourni par les scientifiques au fil du voyage.

Il sera également possible de prendre à bord un scientifique ou autre jeune ou moins jeune pour certaines étapes ou escales. Ces séjours seront destinés à l‘élaboration d’un sujet ou d’une histoire ou à la prise d’images.


[1] Gaia est en construction à La Rochelle, les plans et projets décrits ici sont dépendants de ce que le bateau sera fini dans les délais et que le voyage se déroule selon le plan prévu.

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